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2015 : L’année des marchés européens et des technologies d’avenir?

2015-02-19

Les marchés financiers européens ont démarré l’année 2015 sur les chapeaux de roue. Fluctuant au gré des anticipations puis de la décision de la BCE, les marchés européens ont largement célébré la mise en place du QE, nettement supérieur aux attentes. La baisse consécutive du Dollar face à l’Euro est venue consolider les espoirs de reprise économique et a favorisé les achats de valeurs européennes. Inversement, les marchés américains ont souffert de la baisse des valeurs liées au pétrole, des exportatrices et des financières dans la perspective d’une future remontée des taux. Ce début d’année affiche donc une forte et inhabituelle disparité de performance entre les grands indices occidentaux, avec des variations de +10% pour l’Eurostoxx50, mais de seulement +1.8% pour le S&P500 et +3.3% pour le Nasdaq.

 

Bénéficiant tant de la dynamique européenne que de sa forte exposition dollar, le fonds Octalfa 360EA affiche une performance 2015 de +11.2%, à ce jour.

 

Le secteur de la Santé du fonds a une nouvelle fois joué un rôle moteur, surperformant nettement son indice de référence. En effet, le MSCI World Pharma Biotech enregistre une hausse de +4.2%, alors que les valeurs Santé d’Octalfa 360EA apportent une contribution de +5.9%. Le secteur Biotech en particulier a bénéficié de bonnes publications, tant en termes de résultats cliniques que de perspectives futures, ainsi que d’anticipations d’opérations de rachat suite aux offres de Shire sur NPS Pharma en janvier pour $5.3mds et de Pfizer sur Hospira en février pour $15mds. 

 

La surperformance de la poche santé tient pour partie à la surpondération du secteur (60% du portefeuille actions) et surtout à la sélection de valeurs. Le portefeuille a en effet bénéficié des fortes progressions d’Intercept (+30%) suite à l’obtention d’une procédure accélérée de la part de la FDA pour ses développements dans la stéatose hépatique ; d’Auspex (+21% à nouveau), après la publication de données positives de phase 3 dans la maladie d’Huntington en décembre 2014 ;  Basilea (+18%) suite à approbation américaine de son anti fongique ; ou encore Biogen (+15%). Mais la surperforme tient aussi à la participation à deux introductions en bourse de Paris de société de biotechnologies. La première, Poxel, est une société française développant un nouveau traitement oral pour les diabétiques. Introduite à 6.66€ le 6 février, nous l’avons revendue le 11 février avec un gain de plus de 110%. La deuxième, Bone Therapeutics, est une société belge spécialisée dans une thérapie cellulaire appliquée à la restauration de tissu osseux. La vente de la position a été réalisée après un gain de 74%.

 

Le secteur Environnement, qui a souffert de la baisse du prix du pétrole sur le mois de janvier, a fortement rebondi depuis. Il affiche une contribution annuelle de +2%, jouant ainsi un rôle accélérateur de performance depuis le début du mois de février. La poche reste néanmoins en situation de sous-performance face à son benchmark, le S&P Global Clean Energy, qui progresse de +16%. Cette situation peut paraitre décevante, mais elle ne l’est qu’en partie. En effet, la forte hausse du benchmark Environnement résulte essentiellement de la hausse de la société Hanergy Group (+57%, suite à des rachats de positions « vendeuses » sur cette petite société émergente du secteur solaire chinois), apportant à elle seule une contribution de +5.3% à l’indice S&P Global Clean Energy. De leur côté, les sous-segments Solaire et CleanTech sont en hausse respective de +12.3% pour Sunidx et +3% pour PBW. Malgré la reprise de début février, la poche Environnement du fonds reste sous pondérée. Si cela a limité la force de la hausse récente, cela nous permet de protéger le fonds des remous liés au pétrole.

 

 

Du côté des valeurs, les groupes éoliens ont enregistré de très belles progressions depuis le début de l’année, telles Gamesa (+28.6%), Nordex (+16.8%), Vestas (+15.8%) grâce à la publication d’excellents résultats annuels, l’enregistrement de nouveaux contrats et l’espoir de voir confirmé le maintien du système d’avantage fiscal aux Etats Unis (Production Tax Credit). L’évolution des valeurs du secteur de l’Efficacité/Stockage énergétique est restée plus erratique. Les déceptions sur Tesla (-8.3%, suite à des résultats décevants) ou Dialight (-24% sur des craintes de baisse de capex de la part des sociétés pétrolières) n’ont été que partiellement compensé par Outotec (+24.6%). Enfin, les valeurs Solaire ont fortement rebondi, profitant de la stabilisation du prix du pétrole, de la confirmation de plans de soutien en Chine et en Inde, ou encore de l’effet d’annonce de la part d’Apple d’un investissement de $850m en équipements solaires pour son futur siège social en Californie. On notera ainsi les hausse de SunPower (+9.6%), Trina (+15%) ou encore Canadian Solar (+19.2% suite à l’acquisition des actifs solaires de Sharp début février).

 

 

Ce bon début d’année pourrait inciter à la prudence. Le niveau de valorisation des marchés américains et la récente progression de leurs homologues européens pourraient le justifier. Cependant, le potentiel d’appréciation des marchés actions, en particulier européens, pour 2015 semble convaincant. La plupart des voyants sont au vert : croissance, liquidités, taux d’intérêt durablement faible en zone euro et détente géopolitique. Malgré une volatilité accrue, nous sommes confiants dans les perspectives et les forces intrinsèques des secteurs d’investissement d’Octalfa 360EA. Le segment de l’environnement bénéficiera d’une stabilisation du prix du pétrole et devrait retrouver des valorisations davantage en lien avec les données fondamentales qui seront mises en avant lors des publications annuelles. La nature des perspectives données par les sociétés devrait d’ailleurs nous permettre de remonter la pondération du secteur.  Pour ce qui est du secteur de la Santé, les mois à venir seront riches en catalyseurs: publication/présentations d’innovations technologiques lors des congrès médicaux, approbations de la part de la FDA (Food & Drug Administration), opérations possibles de fusion/acquisition. Autant d’éléments de croissance future qui alimenteront la poursuite de la performance tant des grands groupes pharmaceutiques que des biotechs.

 

                                                                                                         

Véronique Crolard